[p] C'est un clairon lourd et froid - comme le soleil dans la Couronne de Glace - de la Croisade d'Argent qui vient à bout du sommeil de nos troupes en ce jeudi matin.[/p]
[p]Encore engourdis par notre rencontre avec les Jumelles maléfiques, nous terminons de panser nos plaies avant de nous rendre une dernière fois dans l'Arène du Colisée d'Argent, afin d'affronter notre ultime épreuve; celle qui nous démarquera totalement de ces pitoyables membres de l'Alliance que nous avons déjà écrasé lors de notre face à face p]Des colonnes de flammes jaillirent du néant et pourtant, ce qui en sorti nous glaçât encore plus le sang - si cela eu été possible.[/p]
[p]Le Roi-Liche se tenait devant nous.[/p]
[p]Sa simple vue, même si ce n'était pas la première, nous rappelât la différence de niveau nous séparant; nous ne sommes pas prêt (encore) à l'affronter.[/p]
[p]Il lança une menace à la figure de Tirion Fordring : "Vous allez l'avoir, votre défi, Fordring".[/p]
[p]Lorsqu'il dégaina, nous crûmes vaciller : Deuillegivre n'a rien à envier à sa légende. Mais plutôt que de tourner sa lame vers notre groupe, le Roi-Liche visa le sol et fit s'effondrer la totalité de la zone de combat.[/p]
[p]Pendant que le sol se dérobait sous nos pieds, nous étions comme happés par le vide et dans notre chute, tandis que nous levions la tête dans un ultime réflexe, nous voyons la Lumière s'éloigner comme à tout jamais de nos vies.[/p]
[p]Alors que nous chutions, je ne saurais dire à quoi chacun pensait; peut-être certains avaient-ils de la famille, une femme, des enfants à qui sur un possible retour ils ne pourraient plus mentir ?[/p]
[p]L'impact fut moins violent que prévu et c'est avec plus ou moins de gratitude, une fois la peur puis la surprise passée, que nous remercions ce lac improvisé qui s'était créé au fil des années sous l'Arène du Croisé et qui avait amorti notre dégringolade.[/p]
[p]A peine sortions nous les derniers de l'eau, ranimant ceux qui en avaient besoin qu'un grouillement pour le moins désagréable parvint à nos oreilles endolories.[/p]
[p]Sur le qui-vive, les premières lignes sortirent leur armes; des scarabées d'Azjol-Nerub gros mais plutôt inoffensifs rampaient de-ci, de-là. Une fois cette petite frayeur passée, nous nous apprêtons à chercher un moyen de remonter.[/p]
[p]Un seul chemin s'offre à nous : tout droit ! Vers une sorte de clairière improvisée entre champignon géant et ruines nérubiennes. Nous avons beau en faire le tour, il faut nous rendre à l'évidence, c'est un cul-de-sac.[/p]
[p]Tandis que nos ingénieurs tentent d'établir une machine à voler avec comme base de carburant les eumycètes qui nous entourent, le sol se remet à trembler.[/p]
[p]La bonne nouvelle pour nous : impossible de tomber plus bas.[/p]
[p]La mauvaise, c'est que ce qui sort de terre est bien pire qu'une nouvelle chute : Anub'Arak Roi-formateur du royaume nérubien d'Ajzol-Nerub et désormais Seigneur de la Crypte se dresse à présent devant nous.[/p]
[p]Bien que plus ou moins congelé, notre sang ne fit qu'un tour : se battre ou mourir. Le combat s'enclenchât sans plus tarder.[/p]
[p]Il faut dire que la bête fait son poids. Tandis qu'un de nos guerrier l'agace en lui tapant dessus à coups de bouclier, nous remarquons un phénomène pour le moins étrange; des sortes de boules de neige se former au dessus de nos têtes. Un tir ricochant sur la peau d'Anub'arak, dure comme le métal, vient frapper une de ces boules que nous voyons choir et se répandre sur le sol jusqu'à former une véritable patinoire.[/p]
[p]Alors qu'une stratégie dans le feu de l'action est entrain de se mettre en place, le Seigneur de la Crypte en appelle à ses serviteurs afin de s'enfuir lâchement dans le sol ! Pendant que nous broyons les derniers sbires d'Anub'arak, une vision d'horreur nous est portée; nous voyons les piques de ce dernier sortir du sol afin de tenter de nous empaler ![/p]
[p]Avec plus ou moins de mal, nous nous servons des plaques de givre pour l'empêcher de nous embrocher, si bien qu'au bout d'un moment, voyant qu'il n'arriverait pas à ses fins, il ressurgit et le combat reprend de plus bel.[/p]
[p]Nous sentons petit à petit que nous prenons le dessus sur l'animal. C'était sans compter sur sa botte secrète; il fait appel à son essaim, de minuscules insectes envahissent alors la brèche où nous combattons. Ces redoutables engeances sont petites et arrivent à se faufiler sous notre peau, dans notre bouche, nos oreilles.[/p]
[p]Nous perdons du terrain, cherchant en vain à chasser ces immondes bestioles. Mieux, elles semblent comme aspirer notre essence vitale pour la transmettre à leur maître. Est-ce la fin ?[/p]
[p]Non ! Notre esprit combatif reprend le dessus. Avec étonnement l'essaim est douloureux mais ne semble pas mortel, très affaibli cela dit - Anub'arak aussi, c'est une véritable course contre la montre qui s'engage, ce sera lui ou nous.[/p]
[p]Je vous laisse deviner le grand gagnant du combat, pendant que je termine ces quelques lignes alors que le Général Tirion Fordring a finalement trouvé un moyen de venir nous rechercher en bas et que nous terminons de transférer tout le monde vers Dalaran, à l'hôpital, qui se verra bien rempli ce soir à nouveau par nos troupes mais où nous aurons droit en lieu et place de perfusions à des mystérieuses boissons à bulles afin de savourer notre dernière victoire en date.[/p]
[p]Je ne peux m'empêcher en fermant les yeux, de revoir le Roi-Liche, mais préfère les ouvrir pour le moment, afin d'assister à la fête qui se déroule. Rhonin ainsi que l'Archimage Aethas Saccage-soleil passent nous voir rapidement avant de prendre congé.[/p]
[p]Au loin, si on tend l'oreille, on peut entendre un clairon, faiblement mais distinctement, différent de celui de ce matin : le Verdict des Cendres se dresse à présent.[/p]
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[p]Le but est de venir à bout du dernier Boss du Colisée si possible, en mourant le moins de fois possible.[/p]